Danielle HELME

 

 

Et seul ce qui est laid a de la grâce à ses yeux,
par la vertu du moins onéreux.

D.Helme Le Radin

portrait

Le Radin

LE RADIN
Roman, 370 pages
Editions de L'Amandier, 2015

Résumé
Évacué de Côte-d'Ivoire en urgence, en 2004, Aubert se voit contraint de tout abandonner comme 8000 autres ressortissants français pour rentrer au pays. La page se tourne. Confronté à l'échec de sa réinsertion professionnelle, Aubert avare vertueux jusqu'ici devient progressivement radin obsessionnel.
Aubert érige sa monomanie de ne pas dépenser et son génie de spéculateur en art de vivre. L'argent n'est plus un moyen mais une finalité. S'il possède une petite fortune dans sa maison de Seyssins près de Grenoble, Aubert mène la vie dure aux siens.

Résumé éditeur
Suite à la perte de son emploi d'ingénieur et l'échec de sa réinsertion professionnelle, Aubert, qui possède une petite fortune, devient avare obsessionnel et érige sa monomanie en art de vivre. Il retire du plaisir à thésauriser, à tout mettre sous contrôle et mène la vie dure aux siens tandis que le destin semble s'acharner contre lui. Sa femme retrouve la joie de vivre dans les bras d'un épicurien, sa fille sublime sa solitude dans la lecture.

Critiques
Dans l'univers hypnotique de la romancière, les modes de pensées et de vie des personnages s'entrecroisent, se confrontent avec beaucoup de réalisme.

Sur fond de scènes de vie balzaciennes, en diable, Danielle Helme cerne la vérité des personnages dans un suspense troublant.

Le roman se meut avec aisance dans les arcanes complexes de la vie de province où les vainqueurs du jour peuvent devenir les perdants du lendemain. Où chacun des personnages explore une des facettes de l'argent, le déteste, l'ignore ou l'adore.


Extrait

couverture

 

Mars 2015
370 pages - 24 euros
Éditions de l'Amandier
Acheter chez Décitre
ISBN 978 - 2 - 35516 - 258 - 9

Enfin la respiration de la mer

Résumé


Comme le dit Jean Tardieu La respiration de la mer est un grand barattement de l'océan du tout, jusqu'à prendre la couleur laiteuse de l'absence. Et comme l'écrit J-Pierre Spilmont dans sa préface on pénètre sur un territoire d'écriture, d'un langage exigeant tout du chemin qu'il parcourt.

L'auteure va vers l'effacement de tout ce qui peut être directement attendu d'un sujet, l'absence, le blanc, le silence. En distillant, vaporisant pour une transposition spirituelle intense, traduisant des impressions ténues et y mêlant toutes les possibilités sensorielles, visuelles, intellectuelles, permettant des significations infinies. Il convient alors de laisser le vertige nous prendre, accepter de basculer dans l'espace mental, là où s'opère, par un retournement paradoxal, l'absolue ouverture au monde.

Extrait

Marcher dans l'espace le plus fin du sable, là ou la vague se retire, dans ce modus vivendi, les galets s'excusent de leur absence de facettes, se méfiant des éclats avec une exactitude policée où chaque grain le plus infime brille l'espace d'un éclat d'eau.

Ici, la lumière se fie à la clarté de l'eau fraîche, alors toute lumière et eau confondues exsudent à leur surface, pour révéler la couleur. Vois maintenant l'intensité des galets noirs organiques. Suis les galets verts nés du mimétisme avec les eaux peu profondes et des rayons obliques du soleil. Chemine aussi parmi les galets mauves, accrochant la lumière au mica des algues des eaux profondes. Cherche dans les galets blancs, le ressassement d'écume des convulsions houleuses de la mer.

coverture

Enfin la respiration de la mer
2001
50 pages - 7 euros
éditions La Bartavelle