Danielle HELME

 

Assangdant lignée rouge et liquide d'aïeux
qui circulent dans nos artères et nos veines.

Glossaire du ça

portrait

Note de lecture de Patrick Joquel dans son blog et le N° 30 de sa revue CAIRNS
On est tous confronté au Temps.
Celui qui passe, qui nous construit, nous apprend la perte.
Le temps de notre vie. Les instants. L’impression parfois d’éternité. Voici un recueil
de poèmes qui explore le temps, le rapport au temps d’une femme, d’une poète.
Une première partie intitulée Temps lent arpente l’immobilité des cimetières.
L’interrogation face au silence des disparus et toutes les interrogations qui les suivent et nous accompagnent.
Je ressens fortement la présence des anciens, les disparus qui ne sont ni chez les vivants, ni chez les morts.
Deuxième partie : Temps magnifié. Ces moments où l’on se sent ancré à la Terre dans un présent que je m’amuse à nommer le présent continu. Quelques poèmes tentent d’exprimer ce moment d’accord au monde, de présence, de paix.
Le magnétisme du paysage se transfère en moi jusqu’à l’indistinction d’une présence de siècles concentrés dans ce laps de temps.
La troisième partie : Temps naturel, photographie des instants de nature.
Montagne, cascade, torrent… Des instants où l’on ressent brusquement la présence d’une échelle différente.
Le temps de la montagne n’est pas celui du randonneur et le temps du bâtisseur
de sentier n’est pas non plus celui de la montagne, ni celui du marcheur.
L’instant de la cascade n’est pas le temps de la cascade et d’un jour à l’autre sa présence changeante modifie le silence du lieu.
Ce temps naturel que nous traversons plus ou moins insouciant de la vie du monde, sensible parfois aux questionnements de nos actualités : pollution, réchauffement climatique.
Un livre à lire sous forme de méditation. À suivre pas forcément mot à mot mais dans son esprit au fil de nos jours et de leurs durées variables le long des saisons.

Patrick Joquel

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